mardi 5 mai 2015

Hollande - Trois ans de voyages à l'étranger

En ce mois de mai 2015, François Hollande fête ses trois années de présidence de la République française. Trois bougies à l'Elysée, c'est aussi trois ans de voyages officiels. Retour sur les plus marquants. 


70 voyages officiels à l'étranger, sans compter les sommets internationaux. François Hollande s'est déplacé de nombreuses fois depuis le début de son mandat. Il est ce mardi en Arabie Saoudite pour son troisième voyage officiel.


Le palmarès des visites 

Le Président de la République s'est rendu à six reprises au Moyen-Orient dont deux fois en visite officielle. Autre visiteur régulier : les Etats-Unis qui ont eu droit à deux visites d'Etat de François Hollande. 
Mais qui remporte le titre de pays le plus visité par le président français ? L'Allemagne, où François Hollande s'est rendu six fois en trois ans. Les deux pays commémorent de nombreux événements ensemble comme les cinquante ans du Traité de l'Elysée le 22 janvier 2012 ; le président français était à Berlin ce jour-là. 
Si le locataire de l'Elysée a eu de nombreux entretiens téléphoniques avec Vladimir Poutine et le croise régulièrement lors des sommets, il n'a pourtant été qu'une seule fois en Russie, le 28 février 2013. De même, il voyage très peu en Asie et n'a effectué que deux visites d'Etat : en Chine le 25 et 26 avril 2013 et au Japon le 6,7 et 8 juin 2013. Il n'est pas très présent non plus en Amérique latine, avec une seule visite, au Brésil le 12 et 13 décembre 2013.
Pour finir, qui a eu droit au premier voyage officiel du septième président de la Ve République ? L'Allemagne, encore, le 15 mai 2012. 

Déplacements, visites officielles, et visites d'Etat

Il y a plusieurs degrés dans un voyage officiel. Le premier est le simple "déplacement" et dépasse rarement une journée. La "visite officielle" est déjà d'un niveau institutionnel supérieur. Enfin, la "visite d'Etat" est dans le protocole le degré le plus élevé des voyages à l'étranger. Il symbolise la visite de l'Etat français à un autre pays ainsi qu'à son peuple.
François Hollande en a effectué quinze jusqu'à présent, contre quatorze visites officielles.

Les voyages les plus marquants

Certaines visites à l'étranger ont plus marqué que d'autres. Retour chronologique sur douze d'entre eux.


mardi 14 avril 2015

FOIRES DE HAMBOURG - Des salons attractifs pour les entreprises françaises

Deux salons ouvrent leurs portes au palais des expositions de Hambourg, mardi 14 avril : le Salon de la restauration voyage et services à bord et le Salon international du design et de l'aménagement intérieur des avions, numéro 1 mondial dans son domaine. Retour sur ces salons hambourgeois qui séduisent les entreprises françaises.


©Romanus Fuhrmann-Rickert


« Les foires, c’est dans la culture allemande. Chaque ville a son parc des expositions », explique Gaëlle Maës, responsable des foires et des salons de Hambourg en France.  La ville hanséatique organise 40 foires et salons par an, essentiellement réservés aux professionnels, avec près de 12.000 exposants. « C’est beaucoup et en même temps, ce n’est pas énorme par rapport à d’autres villes allemandes », nuance-t-elle.

Mais, plus que le nombre, la force d'Hambourg est de proposer des foires leaders dans un domaine. Le salon de ce mardi, sur l'aménagement intérieur des avions, figure parmi les plus attractifs pour les entreprises françaises : 90 y sont présentes d'après Brice Robin, responsable du pavillon Ubifrance sur cette foire. La moitié de ces entreprises sont sous le pavillon et "la demande  augmente de 20% tous les ans", ajoute-t-il. Mais cet événement n'est pas le seul à faire parler de lui.

Deux objectifs pour les entreprises : être visible et cibler le marché allemand


Par exemple, le salon SMM (Shipbuilding, Machinery and Marine technology), est le « plus important du monde » selon Gaëlle Maës. Il a lieu tous les deux ans et porte sur la construction navale. Une cinquantaine de sociétés françaises avaient fait le déplacement en 2014 sur 2.100 exposants venus de 27 pays différents, comme le montre la vidéo ci-dessous.



Même chose pour le tout nouveau salon sur l’énergie éolienne, Windenergy, qui a rassemblé les leaders de l’énergie verte avec 1.250 exposants et 33.000 visiteurs. Mais avoir un stand à Hambourg, à quoi ça sert ? Dans les salons internationaux, rapporte la responsable, l’important est d’être visible pour se faire connaître partout dans le monde.

En revanche, d’autres salons ont, spécifiquement, pour « objectif de cibler le marché allemand ». C’est le cas d’Internorga, foire spécialisée dans l’hôtellerie et la restauration qui se tient chaque année au mois de mars. Entre 15 et 20 exposants français ( sur 1.300 stands) étaient présents en 2014 pour le plus grand salon du Nord de l’Allemagne dans ce domaine. La société Bridor par exemple, spécialisée dans la boulangerie, était présente comme sur de nombreux salons à travers le monde. Tenir un stand au salon Internorga est une façon pour elle de conquérir le marché outre-Rhin.

Les points forts de la ville

Pavillon Ubifrance salon SMM 2014
Premier facteur de la présence française dans les foires : les pavillons Ubifrance, nombreux à Hambourg. Le site promet "un stand clé en main sur un espace privilégié, un soutien logistique et une promotion ciblée." Des tarifs préférentiels sur les stands qui encouragent fortement les entreprises à venir. Selon Brice Robin, un stand basique de 9m² coûte 4.500 euros avec le pavillon Ubifrance contre 7.000 euros, en moyenne, en temps normal.





Source : http://www.internationalmeetingsreview.com
Hambourg peut aussi s'appuyer sur son parc des expositions. Celui-ci jouit d'une situation géographique enviable: en centre-ville, à proximité de l'aéroport, de la gare et de nombreux hôtels. 
Il s'étend sur plus de 87 000 m² en 11 halls et 37 salles de conférences, selon les chiffres de sa société de gestion, Hamburg Messe und Congress. "La société est semi-publique. Elle appartient à la région et à la ville, détaille Gaëlle Maës. En France, ces sociétés sont privées. Et en Allemagne, il n'y a qu'un seul interlocuteur, une seule société qui exploite et loue le palais des expositions, contrairement à la France". Plus de 700.000 visiteurs arpentent chaque année les lieux.




Tiphanie Naud - Lepetitjournal.com - Mardi 14 avril 2015

mardi 7 avril 2015

Les séries françaises qui s'exportent à l'étranger

La saison 2 de Broadchurch est revenue ce lundi sur France 2. La série britannique à succès a été suivie par plus de 5,5 millions de spectateurs. Autre série étrangère qui cartonne en France : Game of thrones qui fait son retour le 12 avril. Mais les séries françaises sont aussi attractives : la chaîne anglaise Channel 4 et une dizaine d’autres pays ont acheté récemment les Témoins, la série de France 2.

Le phénomène n’est pas nouveau : les séries de Canal + notamment ont donné le ton et les autres s’engouffrent dans la brèche. Les étrangers et, c'est nouveau, les Américains apprécient la « french touch » de nos séries. Ainsi plus en plus de séries françaises sont adaptées à l’étranger comme Engrenages, Les Hommes de l’ombre ou Braquo. Après une hausse de 39% en 2011 (par rapport à 2010), les ventes à l’export continuent d’augmenter (+ 8% en 2013 soit 137 millions d’euros).


Les raisons ? L’arrivée sur le marché de plateformes de vidéos à la demande comme Netflix, qui achètent les séries françaises. Autre clé du succès : faire voyager les étrangers en France, comme Un village français ou dans Paris avec Engrenages qui suit le travail de la police parisienne.

Les séries qui marchent 

  •         Engrenages : acheté par une centaine de pays et notamment au Royaume Uni par la BBC, en 2006, sous le nom de Spiral. La série décrit, à travers quatre personnages, la vie du palais de justice de Paris, C’est la série française la plus vendue à l’internationale et la première proposée sur le catalogue de Netflix.


  •          La série fantastique Les Revenants « The Returned » : acheté par une centaine de pays dont les Etats-Unis, le Canada, l’Australie, l’Allemagne ou toute l'Amérique Latine. Les huit épisodes des Revenants se sont vendus autour de 40.000 euros l’épisode à Channel 4, contre 200.000 à 500.000 pour les séries américaines comme « Homeland »


  •         Braquo sur Canal +. La série est créée en 2009, le tournage de la quatrième saison de la série policière est en cours. Huit épisodes sont produits par saison. La série est diffusée, par exemple, aux Etats-Unis ou au Québec.
  •           Un village français sur France 3 : la série historique présente le quotidien de la population civile d’une ville lors de l’Occupation allemande. Créée 2009, une soixantaine d’épisodes sur 7 saisons est programmée. Elle est diffusée en Finlande, au Canada, au Brésil, en Corée du Sud ou en Suède.


  •          Les hommes de l’ombre sur France 2 : Elle raconte les luttes politiques après  l’assassinat du président de la République française, en visite à Saint-Étienne qui décède, victime d'un attentat à la bombe. Diffusée dans une dizaine de pays, la série a fait l’objet d’un remake aux Etats-Unis.


  •        Maison Close : la série de 16 épisodes, achetée par une trentaine de pays, raconte la vie des  prostituées parisiennes à la fin du XXe siècle. Elle a été adaptée en 2012.


  •         Sous le soleil : La première série française qui s’est bien exportée entre 1990 et 2000. Elle a été achetée par 130 pays. Preuve que le made in France a aussi connu  un certain succès, les 45 épisodes de Joséphine Ange Gardien ont également rencontré le succès à l’étranger tout comme Julie Lescaut ou Navarro.



Le problème de la langue

Malgré l’attractivité des séries TV, les ventes sont freinées à cause des problèmes de doublage et de sous-titrage : les anglophones n’en sont pas friands. Mais les producteurs de séries s’adaptent et de plus en plus de séries françaises sont directement tournées en anglais comme Borgia sur Canal + ou  la série de M6 Le Transporteur.

La France doit aussi s’aligner sur le format des saisons et le nombre d’épisodes. Alors que les séries françaises proposent seulement une dizaine d’épisodes tous les deux ans environ, les superproductions américaines montent jusqu’à 22 épisodes tous les ans. 

mardi 31 mars 2015

ESABAC : Le cursus franco-italien du lycée Angelico Aprosio

Le lycée Angelico Aprosio, à Ventimille, propose depuis 2009 le baccalauréat franco-italien, baptisé Esabac. Plus de 60 élèves suivent ce cursus et se rendent régulièrement en France. A trois mois des épreuves, rencontre avec les acteurs de ce projet. 
Le lycée Aprosio forme plus de soixante élèves à un bac franco-italien

« Apprendre le français, c’est quelque chose de normal pour nous. L’école est proche de la France, elle ne peut qu’être ouverte aux relations extérieures ».  Le proviseur francophone du lycée Angelico Aprosio, Guiseppe Monticone, encourage fortement l’apprentissage du français dans son établissement.


Actuellement réservé aux scientifiques, le cursus franco-italien sera étendu à la filière linguistique l’année prochaine. Pour le moment, 120 élèves suivent des cours de français dans l’école ainsi qu'une soixantaine pour la filière bilingue Esabac. Les Italiens débutent la langue de Molière vers 14 ans. Pour se perfectionner, les élèves Esabac se retrouvent une fois par mois avec des élèves du lycée Curie, à Menton.
Alice Blancardi et Daniele Bonavia passeront leur diplôme bilingue l’an prochain. En choisissant le français, ils pensent surtout à leur avenir : « Pour choisir des universités de sciences et pour travailler plus  tard », expliquent-ils. A l’université de Nice par exemple, plus proche pour eux que Gênes. « Et puis, on vit à côté de la France, ce serait dommage de ne pas savoir le français ».


Difficile d’apprendre le français ?
Les deux lycéens ont ainsi quatre heures de cours par semaine, même si ce n’est que leur seconde langue, après l’anglais. Au programme de ce parcours franco-italien : des cours d’histoire en français, des corpus de texte et de l’analyse des textes. En tout, neuf unités dans le programme de littérature.
Le professeur de français et l'assistante pointent le problème
 des différences de méthodologie
Pour les élèves, la langue de l’Hexagone n’est pas difficile, car assez proche de l’italien. C’est précisément le piège pour Andrea Capale, professeur de français au lycée Aprosio et sa collègue Nathalie Gordana. Le plus souvent, « ils pensent déjà savoir », affirme-t-elle.
Mais le plus dur selon les enseignants, ce n'est pas d'apprendre mais d'enseigner à cause des différences de méthode : « En Italie, on fait des approches plus historiques alors qu’en France on fait parler le texte. Et la rédaction française est très stricte, on fait la guerre aux élèves pour la mise en page. Le côté formel, ils pensent que ce n’est pas grave ».

La francophonie en Italie


La proximité de Vintimille avec l’Hexagone en fait une des régions les plus francophones d’Italie. Plus généralement, l’Organisation internationale de la Francophonie estime à 19 % le nombre d’Italiens qui parlent français en 2010. Lepetitjournal.com s'est déjà penché sur la place de la francophonie dans le pays transalpin.
Tiphanie Naud -Mardi 31 mars- Lepetitjournal.com

mardi 24 mars 2015

Chronologie des centrales nucléaires françaises

Depuis le premier tour des départementales, la possibilité de revoir les écologistes au gouvernement est de plus en plus probable.  Ce serait donc un retour puisque les Verts, Cécile Duflot en tête, avaient quitté le gouvernement en avril dernier après les municipales.
Pourtant un point de désaccord persiste entre les écologistes et le gouvernement :  la part de nucléaire en France. Retour sur la croissance de ce phénomène. 
Le parc nucléaire français est composé de 19 centrales soit 58 réacteurs. Il fournit 75 % de l'électricité française. Ainsi, il est le deuxième parc au monde en termes de quantité derrière les Etats-Unis. Ces 19 centrales nucléaires françaises ont globalement été construites sur le même modèle. La plupart date des années 1980 et sont constituées de quatre réacteurs de 900 MW. Avec le temps, la France s'est efforcée de réduire le nombre de réacteurs mais ceux-ci sont de plus en plus puissants.
 

mardi 10 mars 2015

JOURNALISME - Des médias communs pour rapprocher l'Allemagne et la France

Les relations franco-allemandes se manifestent aussi par des échanges entre les médias. Formations bilingues, Arte ou prix franco-allemand : la coopération est diversifiée et remonte à plusieurs années.


"Nous retrouvons à Berlin notre correspondant sur place". Cette phrase répétée dans les médias montre la proximité des deux pays. Malgré un contexte d'économie pour les rédactions, l'Allemagne compte toujours un journaliste sur place. 

Des médias mixtes

Arte : le média phare de la coopération journalistique depuis 1992. L'idée ? Rapprocher les peuples par le petit écran. Si le siège est à Strasbourg, les postes de direction et des comités sont équitablement répartis entre Français et Allemands. En 2009, les deux tiers des programmes d'Arte étaient produits dans un des deux pays.




Paris-Berlin est un autre symbole du biculturalisme. Mensuel, le magazine traite de l'actualité franco-allemande. Petite particularité : les articles portant sur l'Hexagone sont en allemand et inversement. 

Des formations bilingues

Deux formations franco-allemandes existent sur le sol français. A la Sorbonne, depuis 2000, 15 étudiants suivent un semestre de cours multisupports et effectuent des stages Outre-Rhin. "Quand on envoie nos étudiants dans des stages français, l'Allemagne devient un des thèmes traités", sourit Valérie Robert, responsable du master franco-allemand. Mais pour elle, "il faut se battre et prouver que la spécialité [franco-allemande] est intéressante". Les débouchés ? Principalement Arte et Paris-Berlin. Et un autre, plus "inattendu" pour Valérie Robert : le service Afrique à la Deutsche Welle. Les étudiants ont l'avantage de la francophonie mais avec un regard allemand, rapporte-t-elle.


De son côté, le master de journalisme de Strasbourg parcours franco-allemand accueille 5 étudiants de l'université de Fribourg et 5-6 étudiants français. La première année s'effectue à Fribourg, la deuxième à Strasbourg, explique Alain Peter, le coordinateur du parcours. 

Autre initiative : l'Office franco-allemand pour la jeunesse organise chaque année une semaine de séminaire pour dix jeunes journalistes : "L'objectif est notamment de percevoir le quotidien d'une rédaction [...] ainsi que d'échanger sur les pratiques journalistiques" pour "construire une vision médiatique franco-allemande".

Un prix commun

Alain Le Treut promeut un journalisme binational
Pour promouvoir "la compréhension mutuelle" et inciter "les médias franco-allemands [...] à collaborer", le Prix Franco-Allemand du Journalisme est créé en 1983. Il a récompensé 285 personnes qui mettent à l'honneur des reportages consacrés à des thèmes franco-allemands.
Le prix des Jeunes Talents a été décerné en 2014 à Alain Le Treut et Hanna Gieffers. Journaliste free-lance à Berlin, Alain Le Treut  décrit ce prix comme "une belle initiative" et se dit "convaincu qu'un journalisme franco-allemand a sa place dans le paysage médiatique, ne serait-ce que pour prouver que certains sujets intéressent aussi les Français et les Allemands avec différentes perspectives".


Tiphanie Naud - Mardi 10 mars - Lepetitjournal.com

mardi 24 février 2015

RECRUTEMENT- Les entreprises de la région PACA délaissent les germanophones

40 000 personnes. C'est l'estimation, par le consulat de Marseille, du nombre d'Allemands dans la région PACA. Pourtant, si beaucoup d'entre eux vivent dans cette zone, les offres d'emplois germanophones ne sont pas légions et concernent des postes spécifiques.

"L'Allemagne est le premier partenaire commercial de la France" en 2012, affirme le ministère français de l'Economie. Les investisseurs allemands portent en effet plus de 3 000 entreprises et 300 000 emplois en France selon la Chambre Franco-allemande du commerce et de l'industrie. Pourtant, en PACA, peu d'offres d'emploi sont adressées aux germanophones. 
"On ne me demande jamais l'allemand, ça ne nous est jamais arrivé, confirme Stephanie Frisina, assistante de direction depuis 10 ans au cabinet de recrutement Essor conseil. C'est l'anglais qui prime et le russe". 
Même son de cloche dans les hôtels de luxe. Au Royal par exemple, aucun employé ne parle allemand. Ce n'est pas nécessaire car la clientèle allemande s'exprime en anglais. 

D'abord l'anglais, ensuite l'allemand

Cependant, le service des ressources humaines du Méridien explique de son côté que, si les collaborateurs allemands restent rares, ils n'ont toutefois aucune difficulté à recruter. "La plupart parle d'abord anglais puis allemand", ajoute-t-il.
Sur Internet, on trouve aussi des offres à pourvoir dans la région niçoise.




Implantation des entreprises allemandes dans la région PACA


Les entreprises allemandes de la région ne sont pas nécessairement à la recherche de germanophones. La directrice du Club d'Affaire Franco-Allemand de Provence, Christine Jobert, analyse le phénomène : "Il n'y a pas énormément d'entreprises qui cherchent des gens germanophones. Par contre, il y a un manque [de germanophones] chez les commerciaux. La combinaison commercial et germanophone est une vraie denrée rare. Elle explique que la communauté allemande est bien présente dans la région mais qu'elle ne correspond pas aux profils souvent spécifiques recherchés par les entreprises. 
Pourtant, selon le consulat allemand à Marseille, on comptait 195 entreprises à capitaux allemands dans la région PACA en juin 2010. Dont 99 établissements de plus de 10 salariés. C'est un chiffre relativement faible comparé aux 3 000 entreprises allemandes réparties dans le pays. Le consulat a émis une carte des entreprises allemandes dans la région PACA. Sur la Côte d'Azur, ces entreprises ont globalement investi dans les secteurs du transport, du BTP, des services et du commerce et des T.I.C. (Techniques d'Information et de Communication).
Par ailleurs, en 2012, 31 entreprises se sont implantées dans la région selon la Team Côte d'Azur. Les investissements étrangers ont progressé de 18% par rapport à l'année précédente.

Ce sont les pays européens - Royaume-Uni, Allemagne et Italie en tête - qui sont à l’origine du plus grand nombre de projets. Mais les emplois générés ne profitent pas aux germanophones.

Tiphanie Naud - Lepetitjournal.com - Mardi 24 février 2015